HISTOIRE DE CHIENS (HONDURAS) par Olivier Maurin

Rubrique : AMÉRIQUE CENTRALE, Honduras

Un jour, j’ai croisé un tout petit chien au Honduras – le petit d’un petit chien. Il vivait dans un lieu magnifique près d’une rivière entourée de plantations de bananiers, de caféiers et de fleurs sauvages.

Il m’a rappelé une histoire que j’ai lue enfant et dont j’ai oublié l’auteur. Je ne résiste pas à l’envie de la raconter comme je m’en souviens :

Il était une fois, bien avant le temps des Hommes, un grand royaume peuplé de chien. Le roi y gouvernait avec sagesse et bonhomie et, en retour, son peuple l’aimait et le respectait. Un jour, il décida d’organiser une grande fête en son palais et d’y convier tous ses sujets. Pourquoi ? ‘’Aucune raison n’est nécessaire pour faire la fête’’ vous aurait répondu le roi.

Les semaines suivantes ne furent que préparatifs, chacun s’occupant de la nourriture, des boissons, de la musique ou des spectacles. L’enthousiasme était dans tous les cœurs et même le soleil semblait se réjouir de l’évènement.

Enfin, le grand jour arriva. Tous les chiens du royaume mirent leurs plus beaux atours et se rendirent au palais. À l’entrée, par respect pour le roi, ils déposèrent les uns après les autres leurs fesses dans une grande salle. C’était en ce temps là une règle de politesse élémentaire. Puis, ils s’en allèrent danser. Durant 6 jours et 6 nuits, ce ne fut que réjouissances. Les chiens s’amusèrent tant et si bien qu’au 7ème jours ils s’endormirent tous là où ils étaient, épuisés de fatigue.

Pendant ce temps-là, les chats, fort mécontents de ne pas avoir été invités, lancèrent une expédition. Profitant du sommeil des chiens, ils s’introduisent dans la grande salle du palais où étaient entreposées les fesses et, en silence, ils y mirent le plus de désordre possible. Au matin, les chiens s’éveillèrent et ils voulurent rentrer chez eux, mais ils leur fut impossible de retrouver les fesses leurs appartenant. Personne, même le roi, ne put jamais remettre de l’ordre dans ce capharnaüm. Les chiens durent s’en revenir en leur logis, penauds, avec la paire qu’ils avaient trouvée au hasard.

C’est pourquoi, encore aujourd’hui, les chiens détestent les chats et se reniflent le derrière dans l’espoir de retrouver leurs fesses d’origines..

 

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