LE DÉSERT D’ATACAMA par Olivier Maurin

Rubrique : CHILI, Le Nord

Le désert d’Atacama se partage avec le désert de Gobi la palme du désert le plus sec au monde. Il n’y pleut jamais, ou presque.

À San Pedro de Atacama, tout est construit en adobes (briques de terre crue séchées au soleil), même les toits. L’église du XVIIe siècle est un parfait exemple de l’emploi de ce matériaux. Il faut lui reconnaitre de nombreux mérites : facile à produire, il est peu onéreux, il offre une excellente protection contre la chaleur et le froid, il résiste bien aux tremblements de terre, il est facile d’emploi… Il n’est guère étonnant qu’il soit aussi courant dans les Andes. À l’époque précolombienne, des cités entières étaient construites en adobes, pyramides incluses. De nombreuses ruines subsistent encore au Pérou.  L’adobe a tout de même un défaut majeur : il est soluble dans l’eau. Mais dans un désert où il ne pleut jamais,  quelle importance ?

Et pourtant, quand j’ai visité la région, il pleuvait à torrent : les murs coulaient, les terres proches de la rivière étaient progressivement emportées par l’inondation et les routes étaient recouvertes de débris.

 

2 Responses to LE DÉSERT D’ATACAMA par Olivier Maurin

  • Casual

    Réponse : avril 10, 2012, 9:58

    Impressionnant.
    Superbes photos dans la tonalité de ton blog. Tu pourrais être un vrai DA !

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