TIKAL par Olivier Maurin

Rubrique : AMÉRIQUE CENTRALE, Guatemala

Située au cœur de la jungle du Petén au Guatemala, le site de Tikal est l’un des plus exceptionnels d’Amérique centrale. La cité est vaste, plus de 16 km², et ses pyramides incroyables se dressent plus hautes que la cime des arbres dans une forêt peuplée de jaguars, de singes hurleurs et de coatis.

La visite vaut le détour, pour Tikal, mais aussi pour Flores, petit ville située sur un lac charmant d’où les visiteurs préparent leur expédition. Le lieu étant particulièrement touristique, dans un pays comme le Guatemala, cela peut entrainer quelques menus désagréments.

 

Voici quelques info utiles pour les éviter :

-          La plupart des touristes partent de Lanquin dans l’Alta-Verapaz pour un trajet qui dure 9 H en collectivos. C’est le moyen le plus simple et le moins cher de se rendre dans le Nord, mais vous vous retrouverez assez mécaniquement entre étrangers. Avant d’arriver à  Flores, la coutume est d’arrêter le bus en face d’un distributeur sous le prétexte qu’il n’en existe pas sur l’île. C’est parfaitement inexact. Le seul objectif est de vous vendre une réservation pour un tour, un hôtel maintenant tout de suite avant que vous preniez le temps de vous reposer, de comparer les prix et de négocier. Par ailleurs, il est inutile de perdre son temps à écouter l’employé du ministère du tourisme que l’on vous présentera certainement. Au Guatemala, les autorités sont à la hauteur de leur désastreuse réputation.

-          Si vous arrivez à échapper aux hordes de vendeurs divers et variés, vous trouverez assez facilement un bon hôtel à un prix raisonnable. Inutile de vous presser et de vous laisser presser. La technique qui consiste à se poser dans un café pendant qu’un camarade va faire le tour des hôtels est remarquablement efficace. Il faut savoir que lorsqu’on se promène sans sac à dos, les prix des chambres s’effondrent subitement.

-          Il n’y a pas de transport public pour Tikal. Entre le trajet, l’entrée, et le fait qu’il ne soit pas possible d’éviter les agences, le tour complet revient assez cher. Cela sera pire si vous devez acheter à manger ou de l’eau sur place. Pensez à vous équiper du nécessaire pour une bonne matinée de marche.

-          Une solution assez simple pour diminuer le coût de la visite (d’environ 50 %) est comme souvent  au Guatemala : la corruption. Achetez (après négociation) le minimum auprès d’une agence, soit le transport. Payez l’entrée par vous-même et, si vous souhaitez avoir un guide, donnez-lui un bon ‘’pourboire’’ en vous incrustant dans un groupe. Ce n’est en principe pas autorisé. Pour ceux qui auraient des scrupules, il faut savoir que, malgré leurs beaux discours, les agences de Flores sont des requins impitoyables. Elles se taillent la part du lion dans la redistribution des bénéfices des activités de la région et, ceux qu’elles appellent ‘’les populations locales’’ (en gros les autres) n’ont que les restes, et le travail. Donner 40 Quetzals à un guide représentera une forte économie pour vous et un net bénéfice pour lui.

 

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